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Showing posts from April, 2026
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  Pourquoi désirer mourir ? Je ne crois pas que ce désir naisse d’un vide. Il naît souvent d’un trop-plein. Trop de lucidité, trop de compréhension, trop de vérité qui arrive sans prévenir. Il y a un moment où apprendre ne ressemble plus à un progrès mais à une perte. On n’ajoute plus des connaissances, on retire des illusions. Ce qu’on appelait rêves devient projection. Ce qu’on appelait ambition devient agitation. Ce qu’on appelait sens devient habitude. Quelque chose se fissure. On commence à voir autrement. Pas forcément mieux, mais plus clairement. On voit la fin dans les débuts, la fragilité dans les certitudes, la vanité dans les grandes promesses humaines. Et cette vision n’a rien de spectaculaire. Elle est silencieuse. Elle enlève simplement la couleur aux choses. Alors vivre comme avant devient difficile. C’est là que naît ce sentiment étrange, comme si continuer n’avait plus la même évidence. On croit alors vouloir mourir. Mais ce n’est pas la vie qu’on vise. C’est le me...
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Lettre a une tulipe  .  Bien le bonjour, chère inconnue ;ou du moins, tel est votre statut aujourd’hui.  J’aurais aimé inscrire votre nom dans mon carnet d’adresses… mais hélas, j’ai brûlé l’ancien. Je l’ai brûlé parce que la première ligne de la première page me perdait à chaque fois. Oserais-je dire que j’y avais déjà inscrit notre nom ? Cela défie la raison… Comment expliquer que les lois de l’univers orchestrent la rencontre de deux êtres ? Je vous avais parlé de la théorie des trois rencontres : celle, silencieuse, que l’on ignore mais qui compte ; celle, humaine, où deux personnes se découvrent réellement ; et enfin celle de l’âme, où l’on décide si l’autre fera partie de notre vie… ou non. Mais cette théorie n’est pas seule. Il en existe une autre, que je redoutais de vous révéler : la théorie des trois amours. On y parle d’un amour de jeunesse, naïf et imparfait… d’un amour nécessaire, celui qui brise pour enseigner… et d’un dernier amour, celui qui dure. Je ne vo...
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LA SOLITUDE.  La solitude, aujourd’hui, on en parle beaucoup. Et pourtant, on n’a jamais été aussi connectés. On peut être entouré, parler, rire, échanger, et quand même se sentir seul. Il y a des silences plus lourds que n’importe quelle foule. Des moments où l’on scrolle, où l’on parle à des gens, mais où quelque chose manque. Alors une question apparaît : pourquoi on la redoute autant ? Parce qu’elle est double. À la fois une menace, être oublié, ne plus compter, et une promesse, être enfin soi-même, sans masque. Il existe deux formes de solitude. Celle qu’on subit, et celle qu’on choisit. La solitude subie arrive sans prévenir, une rupture, un rejet, un décalage avec les autres. On se retrouve face à un vide qu’on n’a pas choisi, et c’est ça qui fait mal. Mais avec le temps, quelque chose change. Le silence devient moins dur. On commence à entendre sa propre voix, à comprendre ce qu’on pense vraiment. Ce qui était une punition devient un espace pour se retrouver. Mais la soli...
  LA PEUR DU BONHEUR Aujourd’hui, j’avais envie de parler simplement. Sans artifices, sans mise en scène, juste des idées posées entre vous et moi. Une réflexion qui ne cherche pas à impressionner mais à résonner. Parce qu’à force de vouloir embellir la forme, on oublie parfois que certaines vérités tiennent debout toutes seules. Et puis il y a cette fatigue aussi, celle de construire longuement quelque chose pour voir que ça ne change pas grand-chose. Alors pour une fois, rester dans le brut. Voir si une pensée peut toucher sans être amplifiée. Parce qu’au fond, comprendre ne passe pas toujours par plus de bruit, mais parfois par moins. Récemment, une idée m’est restée en tête : plus on comprend, plus on se méfie du bonheur. Au début, ça paraît absurde. Mais quand on y pense, ça tient. Le bonheur est fragile, il ne dure pas, et on le sait. Peu importe la forme qu’il prend, amour, réussite, moment parfait, il finit toujours par s’effacer. Et ce n’est pas un défaut du monde, c’e...